Grand Prix de Monaco Historique F1 2026: Classement, résultats et résumé
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Le 27/04/2026

Stuart Hall et Michael Lyons en maîtres de la Principauté, le Français ROUVIER sur le podium !
Le 15e Grand Prix de Monaco Historique, disputé du 24 au 26 avril 2026, s’est imposé comme une édition de référence. Dans une Principauté noire de monde, baignée par une atmosphère unique mêlant passion, nostalgie et intensité sportive, l’événement a une nouvelle fois démontré qu’il ne se résumait pas à une simple célébration du passé. Ici, les voitures roulent, attaquent, se battent, et parfois cassent. Monaco ne pardonne rien, quel que soit l’âge de la machine.
Dès les premières heures du dimanche, le ton est donné. Il est à peine 8 heures lorsque la Série A2 s’élance, lançant une journée marathon où les courses vont s’enchaîner sans véritable répit. Dans les tribunes déjà bien garnies et le long des rails, le public comprend immédiatement qu’il faudra tenir le rythme. Huit courses, huit époques, huit lectures différentes de l’histoire du sport automobile, condensées en une seule journée.
Shaw lance la journée, Monaco impose sa loi
La Série A2 ouvre le bal avec une course vive et engagée. Mark Shaw, au volant de sa Scarab F1 de 1960, s’impose en 19’26’’755 après avoir contenu la pression de Max Smith-Hilliard et John Spiers. Le rythme est élevé, les écarts faibles, et déjà les premiers dépassements audacieux rappellent que Monaco reste un circuit où tout se joue à la précision.
Mais c’est la Série A1 qui offre le premier moment de bascule du week-end. Longtemps en tête, Richard Bradley semble filer vers la victoire. Jusqu’à ce dernier tour cruel, où un problème mécanique le trahit dans les ultimes virages. Patrick Blakeney-Edwards récupère alors la tête dans un final irréel. Dans les tribunes, l’incompréhension laisse place à une réaction immédiate : c’est aussi cela, Monaco. Une victoire peut se jouer en quelques mètres.
Une bataille d’anthologie en Série B
La Série B restera comme l’un des temps forts du week-end. Pendant plusieurs tours, Joseph Colasacco, Mark Shaw et Stuart Hall se livrent une lutte intense, roue contre roue, dans un ballet parfaitement maîtrisé. Trois styles, trois trajectoires, une seule ligne idéale dans les rues étroites de la Principauté.
Finalement, Colasacco fait parler la puissance et l’équilibre de sa Ferrari 1512 pour s’imposer en 18’26’’228 . Derrière lui, Shaw et Hall complètent un podium qui résume à lui seul le niveau exceptionnel du plateau. Dans le paddock, les discussions se prolongent longtemps après l’arrivée, preuve de l’intensité de l’affrontement.
Wilson et les Sport des années 50 : la précision avant tout
La Série C change de ton, mais pas d’intensité. Ici, les Sport des années 50 exigent finesse et régularité. Richard Wilson l’a parfaitement compris. Sur sa Maserati 250S, il construit sa victoire tour après tour pour s’imposer en 20’21’’573 .
Derrière lui, Frédéric Wakeman et Mathias Sielecki complètent un podium marqué par la diversité des machines. Les Jaguar, Aston Martin et Ferrari rappellent que cette époque était déjà celle de l’innovation et de la prise de risque.
Lyons domine, Alesi contraint à l’abandon avant même le départ
La Série D devait être marquée par le retour en piste de Jean Alesi. Mais le Français ne prendra finalement pas le départ, trahi par un problème mécanique avant même de rejoindre la grille. Dans les stands, la déception est palpable, malgré les efforts de dernière minute de son équipe.
En piste, Michael Lyons ne laisse aucune place à l’incertitude. Au volant de sa Surtees TS9, il impose un rythme impressionnant et s’impose en 19’24’’862 . Sa conduite, à la fois précise et engagée, illustre parfaitement ce qu’est le pilotage en historique au plus haut niveau.
La pluie redistribue les cartes en Série E
En milieu d’après-midi, le ciel monégasque décide de s’inviter dans la partie. La Série E débute sur une piste sèche, mais les conditions évoluent rapidement. À mesure que la pluie tombe, les trajectoires deviennent incertaines, les freinages plus délicats, et les erreurs plus fréquentes.
À la Rascasse, plusieurs incidents viennent perturber le peloton. La direction de course n’a d’autre choix que de neutraliser l’épreuve. Dans ces conditions piégeuses, Stuart Hall fait parler toute son expérience. Au volant de sa McLaren M23, il s’impose en 30’15’’038 , devant Nick Padmore et Guillaume Roman.
Lyons enfonce le clou en Série F
La Série F confirme la domination de Michael Lyons. Sur sa Hesketh 308E, il signe une seconde victoire en 30’14’’254 , au terme d’une course extrêmement disputée. Frédéric Rouvier et Sam Hancock restent au contact, mais Lyons gère parfaitement les moments clés.
Dans le peloton, la diversité des monoplaces — Tyrrell, Williams, Fittipaldi — donne une dimension supplémentaire à la course. Chaque voiture impose son style, chaque pilote son interprétation du tracé.
Hall conclut un week-end parfait en Série G
La Série G, dernière course du week-end, vient clôturer cette journée marathon. Les F1 du début des années 80, plus rapides, plus radicales, offrent un spectacle saisissant.
Stuart Hall, déjà vainqueur en Série E, s’impose une nouvelle fois sur sa March 821 en 28’51’’438 . Il devance Alex Kapadia et Werner D’Ansembourg, concluant un week-end sans faute.
Monaco, toujours à part
Au fil des heures, une évidence s’impose. Le Grand Prix Historique de Monaco n’est pas un événement comme les autres. Dans les tribunes pleines, le long des grillages, dans les paddocks ouverts, le public vit chaque instant au plus près des voitures et des pilotes.
L’ambiance est dense, vibrante, parfois suspendue lors des moments clés. Ici, l’histoire ne se regarde pas, elle se vit. Les moteurs résonnent entre les murs, les odeurs d’huile chaude et d’essence rappellent une époque révolue, mais le niveau de performance, lui, est bien actuel.
Avec plus de 200 voitures en piste et près de 60 ans d’histoire représentés, cette édition 2026 confirme le statut unique de l’épreuve. Entre les scénarios imprévisibles, les conditions changeantes et l’engagement total des pilotes, Monaco reste un juge impitoyable.
Et plus que jamais, une scène d’exception.
Classements complets
Série A2 – Juan Manuel Fangio (Top 10)
Mark Shaw – Scarab F1 1960 – 19:26.755
Max Smith-Hilliard – Lotus 16 – +6.641
John Spiers – Maserati 250F – +8.755
Guillermo Fierro-Eleta – Maserati 250F – +15.508
Joaquin Folch-Rusiñol – Lotus 16 – +16.301
Marino Franchitti – Maserati 250F – +20.431
William Nuthall – Cooper-Bristol – +26.696
Brad Baker – Maserati 250F – +52.186
Tom Schlereth – Ferguson P99 – +1:13.691
Alex Birkenstock – Ferrari 246 Dino – +1:53.759
Série B – Graham Hill (Top 10)
Joseph Colasacco – Ferrari 1512 – 18:26.228
Mark Shaw – Lotus 21 – +3.453
Stuart Hall – Lotus 21 – +8.409
Philipp Buhofer – BRM P261 – +24.293
Lee Mowle – Lotus 24 – +35.445
Paul Thomas – Scirocco BRM – +46.867
Katsuaki Kubota – Lotus 25 – +48.341
Richard Wilson – Cooper T60 – +55.133
Nick Taylor – Lotus 18 – +55.440
Dan Collins – Lotus 21 – +1:13.104
Série C – Vittorio Marzotto (Top 10)
Richard Wilson – Maserati 250S – 20:21.573
Frédéric Wakeman – Cooper-Jaguar – +3.711
Mathias Sielecki – Aston Martin DB3S – +30.640
Nicolas Bert – Jaguar C-Type – +30.897
Frank Stippler – Ferrari 250MM – +46.595
Erik Staes – Lotus XI – +1:10.963
Nigel Webb – Jaguar C-Type – +1:26.057
Maxime Castelein – Aston Martin DB3S – +1:28.209
Adrian Sucari – Maserati A6GCS – +1:52.333
Ian Thompson – Cooper-Bristol – +1:57.907
Série D – Jackie Stewart (Top 10)
Michael Lyons – Surtees TS9 – 19:24.862
Ewen Sergison – Surtees TS9B – +21.442
Philipp Buhofer – Brabham BT33 – +25.766
Andy Willis – BRM P153 – +1:41.500
Roald Goethe – McLaren M19A – 1 tour
Evgeny Kireev – Polito FX3 – 1 tour
Mister John of B – Matra MS120C – 1 tour
Mark Harrison – McLaren M19A – 1 tour
Juergen Boden – Ferrari 312B2 – 1 tour
Bruno Ferrari – March 701 – 2 tours
Série E – Niki Lauda (Top 10)
Stuart Hall – McLaren M23 – 30:15.038
Nick Padmore – Lotus 77 – +29.593
Guillaume Roman – Ensign N175 – 1 tour
Roald Goethe – Tyrrell 7 – 1 tour
Vicente Potolicchio – Ensign N174 – 1 tour
Jean-Denis Deletraz – Shadow DN3 – 1 tour
Nicky Griot – March 761 – 2 tours
Chris MacAllister – Ferrari 312T2 – 2 tours
Richard Griot – March 741 – 2 tours
Fabrice Notari – Shadow DN1 – 2 tours
Série F – Gilles Villeneuve (Top 10)
Michael Lyons – Hesketh 308E – 30:14.254
Frédéric Rouvier – Tyrrell 10 – +4.991
Sam Hancock – Fittipaldi F8 – +5.589
Bertrand Godin – Arrows A1B – +22.715
Matthew Wrigley – Tyrrell 8 – +29.032
Patrick D’Aubreby – March 761 – +33.417
Jamie Constable – Fittipaldi – +43.490
David Shaw – Williams FW06 – +52.938
Oliver Chapman – March 761 – +1:30.434
Emile Breittmayer – Williams FW07B – +1:30.926
Série G – Ayrton Senna (Top 10)
Stuart Hall – March 821 – 28:51.438
Alex Kapadia – Williams FW08 – +13.064
Werner D’Ansembourg – Brabham BT49D – +15.106
Valerio Leone – Arrows A6 – +34.574
Christophe D’Ansembourg – Williams FW07C – +35.249
Ramzan Orusbaev – Ligier JS25 – +37.398
Yutaka Toriba – Williams FW07C – +38.393
Frits Van Eerd – Williams FW08C – +45.418
Joe Macari – Tyrrell 012 – +47.308
Yannick Panagiotis – Tyrrell 012 – +56.860











